Durant la première année de médecine, appelée PACES (Première Année Commune d'Études de Santé), les cours sont sectionnés en 2 semestres (de 3-4 mois), et sanctionnés par un concours à chaque fin de semestre.

Les cours ont été dans l'ensemble intéressants : chimie organique (sucres, graisses...), structure et fonctionnement d'une cellule ; et certaines parties beaucoup moins intéressantes : électricité (et leurs formules incluant des sinus et cosinus), mathématiques statistiques (yay), et autres joyeusetés. Je me suis épanoui dans ces nouvelles données, bien que majoritairement théoriques et moyennement médicales, trouvant même quelques moyens mnémotechniques d'informaticien utiles en médecine (genre savoir les puissances de 2 par cœur, ou lire une séquence ADN comme on lirait du C). L'ambiance dans les amphis est bonne, bon enfant mais jamais méchante, du moins dans le nôtre. Et je peux dire que retenir des conneries d'amphi permettent de retenir son cours : apprendre en s'amusant !

Mais après 3 mois d'intense travail, de révisions, de cross-reference sur le net (vidéos, articles de sites médicaux) afin de mieux assimiler les cours, j'ai participé au concours. Un seul mot : impressionnant.

Tous les étudiants se sont amassés vers 8h du matin devant l'Espace Double Mixte, une immense salle de conférence lyonnaise, où avait eu lieu un meeting UMP quelques jours avant. Sur 2 niveaux, les tables étaient alignées et étiquetées des identifiants étudiant, et réparties par blocs. Chacun avait donc sa place attitrée. Mais j'avais plus l'impression de passer le concours dans le fond de mon garage qu'autre chose.

L'heure de passer le concours arriva, on ferma les lourdes portes d'acier. Je me sentais l'âme d'une Princesse Leia, attendant désespérément le retour de Luke dans la base rebelle de Hoth. J'avais envie de hurler comme Chewbacca. Ou siffler comme R2D2. Ou encore me rappeler les probabilités d'y arriver la première année comme 6PO (référence Star Wars, ici pour visualiser la scène). C'était fait, nous étions pris, enfermés comme des rats. Impossible de reculer.

Et là, c'était la Bataille de Hoth. Des tirs groupés de Tables de Student, une avalanche de formules d'électricité et de radioactivité de derrière les fagots enneigés, une séquence ADN à faire pâlir le crâne de Dark Vador, et des escadrilles de cellules colorées au GFP pour nous achever. Il y eut des morts, des blessés, des pleurs, du stress, de la colère, de la frustration. Tout ça en une journée. Comparé à la bataille de Hoth, qui elle, a duré 8 minutes, c'était plutôt une guerre acharnée.

Alors, avons-nous gagné ? Pas si sûr. Réponse (et résultats) le 13 Janvier 2012. En attendant, je me repose, je n'y pense plus, et je me prépare pour la rentrée le 9 Janvier.

D'ici là, j'espère que vous avez passé un excellent réveillon de Noël, et je vous dis à l'année prochaine !