8h. Le réveil fut brutal : les 3 heures de décalage horaire commencent à se faire sentir.
La principale artère, le Hollywood Blvd, est déserte. Des clochards se réveillent. Les commerçants ouvrent leurs rideaux de fer. Je m'aventure sur le trottoir, je glisse sur la vaste vague d'étoiles brillantes. Autour de moi, diverses personnalités m'observent : Dean Martin, Alfred Hitchcock, peints sur les devantures des magasins. Du vrai travail d'artiste.

Me voilà devant le Kodak Theatre, célèbre lieu de remise des Oscars, et marchant un peu plus loin, le Grauman's Chinese Theatre. Le théâtre chinois est un trésor de traces de pas et de mains, des célébrités immortalisant leur passage dans le temps en sautant dans du ciment frais. Ainsi on retrouve Clint Eastwood, Tom Cruise, Dark Vador et autre Frank Sinatra.
Je marche pendant plus d'une heure maintenant. Je ne sais pas où je vais. Je m'aventure dans la Santa Monica Blvd, et je me retrouve à... Beverly Hills ! La ville des stars ! Son fameux code postal, 90210 ! C'est avec une excitation que je rencontre toutes sortes de voitures de luxe (Rolls Royce, Bentley, même une Audi R8), et je m'enfonce dans la célèbre Rodeo Dr. C'est dans cette rue, justement, que Julia Roberts y fait ses courses dans Pretty Woman. Impossible donc de ne pas passer devant les boutiques de luxe sans fredonner la chanson !

Je continue à marcher, épuisé, mes jambes ne répondent plus. Je passe devant un magasin Christian Audigier, en remontant sur Melrose Ave.
En revenant dans le Hollywood Blvd, un attroupement autour d'une étoile. Des enfants noirs y dansent autour, aux mains gantées de paillettes. Le Roi de la Pop vit encore dans le coeur des foules, les gens chantant ensemble sur Thriller ou Billy Jean. Une rose est déposée sur la stèle étoilée en son honneur.
Exténué, épuisé, je me change à l'hôtel, repars aussitôt pour prendre le bus qui m'emmènera au Hollywood Bowl : la baguette de John Williams m'attend. C'est avec émotion que j'ai pu écouter sa musique, de Attrape-moi si tu peux à Harry Potter. L'homme dégarni tout de blanc maitrise avec aisance cette armée de cuivres et de cordes, il réussit à m'arracher une larme. Le spectacle terminé, il part, remerciant le public. Mais je reste sur ma faim ! Il revient alors, resalue le public, et sort. Puis il revient encore. La mine renfrognée, il se retourne vers l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles, brandit sa baguette bien haute, et les premières notes de la Marche Impériale de Star Wars résonnent dans mon corps entier. Quelle puissance !
Après avoir passé près de 2 heures à attendre mon bus retour, je rentre à l'hôtel, et tombe dans mon lit. Les douces notes d'Harry Potter me font oublier mes douleurs dans les jambes, et me bercent jusqu'à ce que je tombe dans un sommeil profond...
EDIT: désolé pour le délai, je suis débordé en ce moment ! Encore d'autres billets sont en cours.






