Coupe_Kolonel is back

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Bon foyache Kolonel

Toi aussi tu aimes voyager ? Tu es aux USA ? Cool ! Suis mes aventures à travers le Klondike et le Colorado (et la piscine de la résidence), et laisse toi porter par ces paysages magnifiques...

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mardi 24 novembre 2009

Hollywood - Deuxième Jour

8h. Le réveil fut brutal : les 3 heures de décalage horaire commencent à se faire sentir.

La principale artère, le Hollywood Blvd, est déserte. Des clochards se réveillent. Les commerçants ouvrent leurs rideaux de fer. Je m'aventure sur le trottoir, je glisse sur la vaste vague d'étoiles brillantes. Autour de moi, diverses personnalités m'observent : Dean Martin, Alfred Hitchcock, peints sur les devantures des magasins. Du vrai travail d'artiste.

Me voilà devant le Kodak Theatre, célèbre lieu de remise des Oscars, et marchant un peu plus loin, le Grauman's Chinese Theatre. Le théâtre chinois est un trésor de traces de pas et de mains, des célébrités immortalisant leur passage dans le temps en sautant dans du ciment frais. Ainsi on retrouve Clint Eastwood, Tom Cruise, Dark Vador et autre Frank Sinatra.

Je marche pendant plus d'une heure maintenant. Je ne sais pas où je vais. Je m'aventure dans la Santa Monica Blvd, et je me retrouve à... Beverly Hills ! La ville des stars ! Son fameux code postal, 90210 ! C'est avec une excitation que je rencontre toutes sortes de voitures de luxe (Rolls Royce, Bentley, même une Audi R8), et je m'enfonce dans la célèbre Rodeo Dr. C'est dans cette rue, justement, que Julia Roberts y fait ses courses dans Pretty Woman. Impossible donc de ne pas passer devant les boutiques de luxe sans fredonner la chanson !

Je continue à marcher, épuisé, mes jambes ne répondent plus. Je passe devant un magasin Christian Audigier, en remontant sur Melrose Ave.

En revenant dans le Hollywood Blvd, un attroupement autour d'une étoile. Des enfants noirs y dansent autour, aux mains gantées de paillettes. Le Roi de la Pop vit encore dans le coeur des foules, les gens chantant ensemble sur Thriller ou Billy Jean. Une rose est déposée sur la stèle étoilée en son honneur.

Exténué, épuisé, je me change à l'hôtel, repars aussitôt pour prendre le bus qui m'emmènera au Hollywood Bowl : la baguette de John Williams m'attend. C'est avec émotion que j'ai pu écouter sa musique, de Attrape-moi si tu peux à Harry Potter. L'homme dégarni tout de blanc maitrise avec aisance cette armée de cuivres et de cordes, il réussit à m'arracher une larme. Le spectacle terminé, il part, remerciant le public. Mais je reste sur ma faim ! Il revient alors, resalue le public, et sort. Puis il revient encore. La mine renfrognée, il se retourne vers l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles, brandit sa baguette bien haute, et les premières notes de la Marche Impériale de Star Wars résonnent dans mon corps entier. Quelle puissance !

Après avoir passé près de 2 heures à attendre mon bus retour, je rentre à l'hôtel, et tombe dans mon lit. Les douces notes d'Harry Potter me font oublier mes douleurs dans les jambes, et me bercent jusqu'à ce que je tombe dans un sommeil profond...

EDIT: désolé pour le délai, je suis débordé en ce moment ! Encore d'autres billets sont en cours.

lundi 28 septembre 2009

Franky goes to...

HOLLYWOOD !!!

Eh oui, comme indiqué dans le billet précédent à propos de John Williams, j'ai fait une petite virée à la capitale mondiale de cinématographie de masse. Et la Cité des Anges, aussi, tant que j'y étais.

Hollywood, Vendredi Soir.

L'arrivée est en elle-même éprouvante. A peine sorti de l'aéroport, l'air frais et sec s'engouffre dans mes poumons, craquelant au fur et à mesure que l'humidité de Floride quittait chaque recoin de mes bronches. La nuit s'est abattue sur la Cité des Anges, paisible, tranquille. Je prends le Metro Rail, cet ange de fer et d'acier où toutes classes confondues s'emmêlent et se fondent dans ses ailes vitrées. Je sens Hollywood monter en moi, le tapis rouge, les feux des caméras et des projecteurs, brûlant sur mon front en sueur.

Hollywood / Vine St. Mon arrêt. Je sors du wagon. Les bobines dorment sur les parois du métro, me regardant de leurs yeux écarquillés, vides. Les ornements en feuilles vertes tombent des colonnes, vestiges d'une ère cinématographique vieillissante et déchue. Les escalators me crachent à l'air libre, dans une rue sombre et presque déserte : je suis pourtant à bon port. Hollywood Blvd, me murmure une indication.

Je me faufile dans ce boulevard sombre, évite clochards et jeunes fêtards. Les lanières du sac à dos ancrées dans mes poings, j'ai peur. Hollywood, ce n'est pas ça. C'est la gloire. La beauté. La joie. La fête. Mes rêves s'effondrent. Je me glisse alors dans une rue perpendiculaire, je m'approche de mon hôtel. Le Capitol Records Tower fait triste mine, sa flèche art-déco illuminant à peine son propre toit.

Mon hôtel. Enfin. Dormir. La porte ? Fermée. Verrouillée. Pas de concierge. Un bouton. J'appuie. Ça sonne. Une voix dormante me demande ce que je veux. Entrer bien sûr. On m'annonce que c'est fermé. Mais je ?.. Réservation ! Preuve ! La porte s'ouvre et grince lentement...

Une vieille femme me regarde, les valises sous les yeux, les cheveux désordonnés, et me reproche de ne pas être venu checker plus tôt. Je m'en excuse. Dans un grommellement, elle me tend une clé, un code griffonné sur un bout de papier, m'annonce deux ou trois règles, puis claque la trappe en plexiglas. Hagard, je monte les quelques marches, fatigué, tape le code de la porte d'entrée, et m'affale dans le lit. Les cafards viennent saluer mon arrivée, je tapote sur mon téléphone pour mettre mon alarme. Je m'endors, effrayé de ce qui allait m'attendre le lendemain.

Monde de merde.

lundi 13 juillet 2009

Un de mes voeux se réalise...

Comme je ferais une liste de courses, je me suis fait une liste de choses à voir ou à faire dans ma vie : des voyages, des aventures, des monuments à visiter. Au fur et à mesure, je coche ce que j'ai fait, et j'en rajoute d'autres. Ainsi, Mexico, Las Vegas, New York sont définitivement cochés. D'autres rêves moins probables y sont également notés, tels que faire l'avion Zéro-G, faire la Patagonie en excursion... ou voir un concert de John Williams.

D'un côté, j'avais noté ce rêve alors que j'étais en France. Il était donc fortement improbable que John vienne faire un concert à Paris, et vu son âge avancé, je pensais qu'il allait mourir avant d'avoir eu l'occasion de le voir. Eh ben non. Maintenant que je suis aux US, certains rêves les plus fous peuvent prendre vie, comme celui-ci.

Qui est John Williams ?

Ce nom vous est peut-être pas familier, mais vous le connaissez sûrement. Qu'ont en commun Star Wars, Les Dents de la Mer, E.T., Harry Potter, Minority Report, La Liste de Schindler, Superman et Jurassik Park ? La bande originale. John Williams est un auteur/compositeur pour des musiques de films, et il enregistre de temps à autre des quartets de son cru. C'est lui par exemple qui a composé Air & Simple Gifts, écrit pour l'investiture de Barack Obama ! (ici la vidéo)

En feuilletant par hasard sur le web, j'ai vu que John Williams se produisait au Hollywood Bowl, à Hollywood, Californie... le week end de mon anniversaire !

Alors pour fêter mes 25 ans, je pars du 5 au 7 Septembre à Los Angeles/Hollywood. Voilà, ça c'est fait. Et merci à ma blonde pour ce somptueux cadeau d'anniversaire, ça me fait très plaisir ! :-) J'en profiterai pour faire un tas de photos, et donc un article sur Hollywood. Si des gens connaissent un peu le coin, je serais ravi d'avoir des infos pour savoir quoi visiter.

Stay Tuned !

mardi 10 mars 2009

Las Vegas

Pour tout vous dire, je voulais faire un billet bien, avec des photos et tout. Il se trouve que ma blonde m'a devancé. Forcément. Je l'aurai un jour, je l'aurai.

Vu que c'était l'une des destinations favorites sur notre liste d'endroits à visiter, allez hop, soyons fous, allons à Las Vegas pour nous 5 ans.

Vendredi, très tôt le matin. On embarque dans l'avion pour Las Vegas, l'iPod rempli de chansons à la con, genre James Bond ou Elvis Presley (histoire de foutre déjà l'ambiance dans la cabine), et après environ 5h de vol, nous voici dans la capitale du Vice.

A peine sortis de la porte de débarquement, un doux bruit électronique submerge nos oreilles : les machines à sous chantent notre arrivée ! GLING GLING DROUUUUIIIIT DONG DONG DONG !!! Bon ok, niveau onomatopé, mais en voici un aperçu sonore.

La vue de l'aéroport nous plonge déjà dans l'ambiance : une pyramide noire, un château, l'Empire State Building... Wow. Empressés de voir de plus près ces monuments, nous prenons une navette jusqu'à notre hôtel, le Tropicana, situé au sud du Strip. Le Strip de Las Vegas (ou encore le Las Vegas Boulevard) est l'artère principale qui contient la plupart des casinos récents, qui part du sud, vers l'aéroport, jusqu'au nord, où le situe le Vieux Vegas. Après avoir examiné notre chambre d'hôtel (avec miroirs au plafond, idéal pour se regarder durant... hem... la sieste ?), nous décidons de partir pour la visite globale des lieux...

La blonde a déjà fait la liste des casinos vus et visités à ces adresses : ici, ici, et encore .

Puisque je me suis fait grillé, je vais alors vous raconter les anecdotes amusantes de notre séjour.

  • A commencer par le Bellagio. Première soirée de notre voyage, nous allons direction le Bellagio pour dépenser un peu de sous à la roulette. Ne sachant pas trop comment marchait le système, je décide d'aller voir un caissier pour poser quelques questions, et ainsi paraître moins con à la table de jeu. En gros, on donne les dollars à la table, le croupier les échange en jetons (chips) de couleur. Jetons uniquement valable dans le casino dans lequel on est, et couleur unique par joueur à la table. La croupière se demandait bien pourquoi je jouais sur le noir et le rouge en même temps, alors que j'avais filé des jetons à ma blonde pour qu'elle mise un peu ! Sur ce, je mise d'entrée de jeu 40$, et ne joue qu'exclusivement sur les bords (rouge, noir, pair, impair, etc... et non les couleurs, qui sont dites intérieures). Au bout d'une dizaine de minutes, la croupière annonce à son manager qu'un noir est sorti. Un noir, c'est un jeton noir de 100$. Avec le beau B de Bellagio. Et ce jeton, il était pour moi ! Première soirée, premiers gains : 200$.

  • Premiers gains tout perdus d'ailleurs dans le casino suivant, le Paris. Je décide de miser à la roulette encore une fois, mais pas de chance cette fois-ci ! Etant seul à la table, je me lève et décide de partir, lorsque le croupier me lance que je devrais miser 300$ sur le noir, sûr de lui. Je refuse poliment, et à peine éloigné de la roulette, la tablette lumineuse contenant l'historique des chiffres sortis se rafraîchit : un chiffre noir venait de sortir. Les boules.
  • Le samedi soir, après un dîner 5 étoiles dans l'un des restaurants les plus luxueux de Las Vegas, le Eiffel Tower Restaurant (argh mon porte-feuille), allons dépenser quelques sous à une table de roulette (encore ? oui, j'aime jouer à la roulette) dans le casino Paris. On s'installe à une table (celle-là d'ailleurs), à côté d'une vieille riche super déjantée. On discute, on joue, on perd, on gagne. Au bout d'un moment, je compte mes gains : pas loin de 150$ en jetons ! Pas mal. Ma blonde me soufflait les bordures à jouer, puis, ayant gagné suffisamment, on se lance pour les chiffres. C'est amusant comment on peut être obsédé à faire des stats sur le prochain chiffre qui va tomber, en regardant l'historique des chiffres déjà sortis (bien que le 10 soit une exception, sorti 3 fois de suite, tout comme le double zéro).

C'est parti. Ma blonde me souffle noir. Pile de 10$ sur le noir. Et au dernier moment, je ne sais pas pourquoi, je décide de mettre la pile sur la ligne de séparation entre la première et la deuxième douzaine.

Une fois le "no more bets" prononcé (on ne peut plus miser après cette annonce), la femme déjantée me dit que je suis fou, sachant que le double zéro était déjà sorti deux fois. Intriguée certainement par le regard que je lui ai lancé, elle ajoute : Ben oui, ce que t'as misé ne couvre pas la première ET la deuxième douzaine, là tu viens de jouer le zéro et le double zéro ! Ah oui, c'est ballot.
Le Double Zéro !!. Je me lève, crie comme un taré, embrasse ma blonde, saute dans les bras de la nana : je venais de gagner 170$ d'un coup.

Voilà, c'est à peu près tout pour les anecdotes. On a passé un super week end à Las Vegas, gagné un peu au total, mais promis, on reviendra. Juste pour rendre visite à ce bon vieux Bellagio.

mercredi 19 novembre 2008

St Dégustine

Décidément, j'adore St Augustine. Son fort, ses rues pavées, son phare. C'était donc la bonne occasion pour y retourner, avec des français venus pour les vacances.

Et là, c'est le drame. Le Bistro de Leon. Un nom typiquement français. On hume la bonne pitance. Le menu est alléchant. On entre...

Sur les murs d'un ton alezan fleurissent des photos de Lyon, le chef Jean-Stéphane nous accueille les bras ouverts, et nous met un peu de Nougaro dans les oreilles, avant d'ouvrir ce fameux menu : perso, j'ai pris la salade chèvre chaud en entrée, quenelle de poisson et son riz, pour finir par la traditionnelle mousse au chocolat. Miam !

3h. Le cadre dilate le continuum espace-temps, les discussions vont bon train, tout en français. On mange de bon cœur, on prend le temps, rien ne presse ! Certains finissent avec un vrai café, totalement différent de la pisse d'âne américaine. On parle avec le personnel, on rigole, et puis il est l'heure de partir. On promet de revenir, des adieux, des cartes de visite volées qu'on conserve précieusement, une larme de satisfaction, de nostalgie peut-être ?

La porte en verre grince sur le monde extérieur. On s'allume une clope, on observe les environs. Un brouhaha anglais nous entoure, nous piège, les voitures sont différentes, les gens aussi.

Le groupe de français se regarde : putain, on était aux Etats-Unis ! La France nous manque... VDM.

Et le resto, il est situé là !

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