Coupe_Kolonel is back

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dimanche 1 décembre 2013

Résultats Finaux 2, le retour. Et puis quoi de neuf ?

Wow, un moment que je n'ai pas posté ici. Et pour cause. Alors, il se passe quoi dans ma vie ?

Tout d'abord, j'ai été amené à redoubler ma P1 (ou PACES, ou Première Année Commune d’Études de Santé), et c'était la joie ! ENFIN je comprenais tout ce que j'avais ingurgité durant un an sans finalement rien assimiler en fait. Bien mal acquis ne profite jamais, comme dirait l'autre. La quantité est si énorme, le moindre retard (même une demi-journée) vous flingue l'organisation COMPLÈTE de votre emploi du temps de révisions. Seulement, la déception s'est vite faite sentir : j'embrasse le classement des 1000 au premier semestre, après avoir bossé d'arrache-pied, et mis de côté ma vie sociale, amoureuse, et professionnelle. J'ai pu redoubler d'efforts au second semestre... et n'arriver que 980 et des bananes, ce qui me donne le status d'exclus total et non négociable.

Adieu donc 2ème année de médecine. Adieu ce rêve qui m'était si cher...

Alors j'ai cherché un travail. Un peu passivement, je le reconnais. La boule de l'échec personnel restant encore cuisant, j'ai dû me remettre à jour dans mon métier de développeur, connaitre les nouvelles normes, procédures, et langages. Jusqu'à décrocher un contrat en CDD d'un an dans une grosse entreprise. Moi qui m'étais dit, jamais plus une grosse entreprise, ça ne bouge jamais, on ne peut rien changer, trop d'échelons, de grades, d'intermédiaires, de procédures....

Fontaine, je ne boirai plus de ton eau, comme dirait encore l'autre.

Oui, mais. Ce boulot n'est pas pour moi ! J'ai encore cherché l'innovation, la curiosité, le risque, de prendre un boulot... qui n'est pas trop mon domaine ! En effet, je suis développeur à la base, métier qui, pour un créatif comme moi, me convenait assez bien : développer, créer, idéaliser un programme, le faire naitre, l'aider à grandir, le maintenir, c'est en soi génial de se dire, "j'ai créé un programme de toutes pièces, qui fait énormément de choses, j'en suis fier". Or, je suis désormais technicien réseau et administrateur système. Je m'occupe des machines, des mises à jour, du câblage du réseau, de la maintenance et réparation des PC. Rien à voir avec développeur donc. Et mes collègues ne trouvent rien à redire, une satisfaction personnelle en somme ! J'ai tout appris sur le tas, en Floride, grâce à l'ancien sysadmin qui, alors que je demandais une mise à jour sur un serveur, me dit : "tiens, je viens de te donner les droits, j'ai confiance, fais-le toi-même".

Et que faire maintenant ?

Pour l'instant, j'ai encore pleins d'idées derrière la tête. Continuer dans le réseau, revenir en tant que développeur ? Ou alors, poursuivre mes études, aller au-delà de mon BTS et s'harmoniser à l'européenne, et parfaire une licence ? Aller plus loin, tenter un master, ingénieur, peut-être ? Et la médecine, il existe des passerelles pour accéder à la 2, voire 3ème année ! Est-ce que ça me tentera toujours ? Aurais-je encore la motivation ?

Je ne sais pas. Tant de questions, qui se résoudront dans les mois à venir, très certainement. Je vis maintenant au temps présent, et essaie d'en profiter le plus, au maximum.

Well I'm back. YES I'M BACK IN BLACK. --AC/DC

mercredi 13 juin 2012

Résultats finaux

Mes résultats viennent de tomber : je suis classé environ 1500 sur 2100.

Déçu ? Que nenni ! Car je peux... redoubler !

En effet, l'université est stricte là-dessus : le quota annuel d'étudiants passant en deuxième année (ou numerus clausus) a été fixé à environ 600 personnes. Pour redoubler, il faut justifier d'un classement qui équivaut à 3 fois ce numerus clausus. 600x3 = 1800. Les personnes classées au-delà de ce classement ne peuvent prétendre au redoublement, et se voient forcées de se réorienter dans une autre branche.

Personnellement, je n'avais aucune crainte d'être évincé, que ce soit au premier ou au second semestre : je bénéficie déjà d'un diplôme, d'une expérience professionnelle de 6 ans en informatique, et d'un bagage linguistique conséquent. Après tout, ce n'était qu'un essai, certains diront un caprice dans ma carrière, un pourquoi pas. Comme on dit en informatique : "toujours avoir un backup", je peux retomber sur mes pattes, retourner dans l'informatique. En revanche, quelle déception pour des étudiants fraîchement diplômés du BAC, ne sachant pas à quel saint se vouer, et ayant travaillé d'arrache-pied pour décrocher cette première année. Les doutes refont surface : que faire de ma vie ? Que vais-je devenir ? Moi, j'y suis allé paisiblement, la force tranquille.

Lorsque mes résultats du premier semestre sont tombés, cette esquisse m'a donné un aperçu de ma méthode de travail, de ma rigueur, de mon sérieux. Oui, j'ai bossé, mais pas assez, et je le reconnais. Distrait ? Oui, par la télé et Internet principalement. Difficile ? Aussi, ça fait longtemps que je n'étais pas allé caresser mes petites fesses sur ces doux bancs d'école, assis 4 heures durant à écouter, prendre des notes. J'avais perdu l'habitude. Les données et formules n'étaient pas fraîches non plus dans ma mémoire : Pythagore et Thalès n'étaient plus qu'un mauvais souvenir d'il y a déjà 8 ans. Mais il a fallu ressortir ces vieux démons. Et ça fait mal.

Mais je me suis accroché, je n'ai pas perdu espoir. J'étais mal classé, mais rien n'était encore joué. Continuer à apprendre, coûte que coûte, malgré la motivation en dents de scie. Et les mois se sont écoulés. Le temps filait à une vitesse folle, et c'était déjà le concours.

Alors quoi ? Que vais-je faire maintenant ? Eh bien, retenter. Je suis fou. Maso. C'est ce que je veux faire, j'en suis convaincu. Et rien ni personne ne m'arrêtera.

Je l'aurai un jour, je l'aurai.

A l'année prochaine !

jeudi 17 mai 2012

Concours de Mai

Eh oui, plusieurs mois se sont écoulés depuis les partiels de Décembre. Et depuis ?

Déjà, changement de programme. On abandonne les maths (ouf) et la biologie moléculaire, place à 4 nouvelles matières !

  • L'Anatomie
  • L'Embryologie/Histologie
  • La Pharmacologie
  • Les Sciences Sociales et Humaines, ou SSH (non non, ce n'est un shell sécurisé)

Enfin quelque chose d'intéressant ! Fini les formules à la mord-moi-le-noeud, d'alcools, alcènes et autres acides carboxyliques. A mort les probabilités, les équations de Gauss et autres tables de Student ! On entre dans le vif du sujet. Et quel vif !

  • En Histologie, qui est l'étude des tissus, on voit comment se forment les os, les épithéliums et autres tissus de revêtement (comme la peau, ou les parois intestinales).
  • L'Embryologie explique en détails la fécondation et les premières semaines de la grossesse (ou d'aménorrhée, pour les intimes), ainsi que les malformations pouvant survenir, notamment dues à l'alcool/tabac/dioxine/fusion d'un réacteur nucléaire (agrémenté de jolies photos sympatoches).
  • La Pharmacologie nous initie aux divers médicaments, leur mode d'administration, leur forme "galénique" (cachet, comprimé, gélule), leur histoire, cheminement dans la chaîne, et autres effets secondaires.
  • L'Anatomie, de A à Z, de la tête aux membres inférieurs, en passant par le cou, les membres supérieurs, le thorax et l'abdomen. Et dans les moindres détails : les os, muscles et leurs insertions, innervation, et vascularisation. A savoir par cœur, bien sûr.
  • Enfin, les Sciences Sociales et Humaines, ni plus ni moins que de la philo appliquée à la médecine. Très intéressant, des conférenciers du tonnerre (dont certaines célébrités), sur des sujets d'actualité qui font réfléchir.

Cependant, bien que les matières aient été intéressantes, beaucoup, beaucoup de choses à retenir, et au concours, ça tire dans les coins !

Et c'est ce qui s'est passé. Alors qu'on s'attendait à une partie Embryo conséquente, elle était infime au profit de l'Histologie, sur des sujets assez compliqués. Quelques schémas d'Anatomie sans légendes sont tombés au concours. Des petits pièges en Pharmaco où il fallait distinguer le Président de l'Assemblée Nationale du Président du Parlement Européen... En somme, au secours.

Vous savez quoi ? Je n'y pense plus, je me relaxe, et résultats le 13 Juin. Oh ! Je ne me fais pas d'illusions, je ne passerais pas du premier coup, je veux juste redoubler : c'était une année intense, mais riche et intéressante. J'ai beaucoup appris sur moi-même, mes méthodes, mes faiblesses, et j'en ressors plus fort. Ça n'a en rien ébranlé ma motivation, et j'espère retenter ! Croisons les doigts.

lundi 26 décembre 2011

Concours de Décembre - Alors ?

Durant la première année de médecine, appelée PACES (Première Année Commune d'Études de Santé), les cours sont sectionnés en 2 semestres (de 3-4 mois), et sanctionnés par un concours à chaque fin de semestre.

Les cours ont été dans l'ensemble intéressants : chimie organique (sucres, graisses...), structure et fonctionnement d'une cellule ; et certaines parties beaucoup moins intéressantes : électricité (et leurs formules incluant des sinus et cosinus), mathématiques statistiques (yay), et autres joyeusetés. Je me suis épanoui dans ces nouvelles données, bien que majoritairement théoriques et moyennement médicales, trouvant même quelques moyens mnémotechniques d'informaticien utiles en médecine (genre savoir les puissances de 2 par cœur, ou lire une séquence ADN comme on lirait du C). L'ambiance dans les amphis est bonne, bon enfant mais jamais méchante, du moins dans le nôtre. Et je peux dire que retenir des conneries d'amphi permettent de retenir son cours : apprendre en s'amusant !

Mais après 3 mois d'intense travail, de révisions, de cross-reference sur le net (vidéos, articles de sites médicaux) afin de mieux assimiler les cours, j'ai participé au concours. Un seul mot : impressionnant.

Tous les étudiants se sont amassés vers 8h du matin devant l'Espace Double Mixte, une immense salle de conférence lyonnaise, où avait eu lieu un meeting UMP quelques jours avant. Sur 2 niveaux, les tables étaient alignées et étiquetées des identifiants étudiant, et réparties par blocs. Chacun avait donc sa place attitrée. Mais j'avais plus l'impression de passer le concours dans le fond de mon garage qu'autre chose.

L'heure de passer le concours arriva, on ferma les lourdes portes d'acier. Je me sentais l'âme d'une Princesse Leia, attendant désespérément le retour de Luke dans la base rebelle de Hoth. J'avais envie de hurler comme Chewbacca. Ou siffler comme R2D2. Ou encore me rappeler les probabilités d'y arriver la première année comme 6PO (référence Star Wars, ici pour visualiser la scène). C'était fait, nous étions pris, enfermés comme des rats. Impossible de reculer.

Et là, c'était la Bataille de Hoth. Des tirs groupés de Tables de Student, une avalanche de formules d'électricité et de radioactivité de derrière les fagots enneigés, une séquence ADN à faire pâlir le crâne de Dark Vador, et des escadrilles de cellules colorées au GFP pour nous achever. Il y eut des morts, des blessés, des pleurs, du stress, de la colère, de la frustration. Tout ça en une journée. Comparé à la bataille de Hoth, qui elle, a duré 8 minutes, c'était plutôt une guerre acharnée.

Alors, avons-nous gagné ? Pas si sûr. Réponse (et résultats) le 13 Janvier 2012. En attendant, je me repose, je n'y pense plus, et je me prépare pour la rentrée le 9 Janvier.

D'ici là, j'espère que vous avez passé un excellent réveillon de Noël, et je vous dis à l'année prochaine !

samedi 15 octobre 2011

Madame ou Mademoiselle ?

Vu le débat qui fait rage ces temps-ci à propos de la suppression du statut de "Mademoiselle" dans les formulaires officiels, je suis tombé sur une question avant-gardiste, alors que je répondais à un sondage Wikipedia...

Ça m'a surpris, étant habitué au sempiternel choix binaire. M'enfin, pourquoi pas.

Et vous, ça vous choque ou pas ?

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