Mes résultats viennent de tomber : je suis classé environ 1500 sur 2100.
Déçu ? Que nenni ! Car je peux... redoubler !
En effet, l'université est stricte là-dessus : le quota annuel d'étudiants passant en deuxième année (ou numerus clausus) a été fixé à environ 600 personnes. Pour redoubler, il faut justifier d'un classement qui équivaut à 3 fois ce numerus clausus. 600x3 = 1800. Les personnes classées au-delà de ce classement ne peuvent prétendre au redoublement, et se voient forcées de se réorienter dans une autre branche.
Personnellement, je n'avais aucune crainte d'être évincé, que ce soit au premier ou au second semestre : je bénéficie déjà d'un diplôme, d'une expérience professionnelle de 6 ans en informatique, et d'un bagage linguistique conséquent. Après tout, ce n'était qu'un essai, certains diront un caprice dans ma carrière, un pourquoi pas. Comme on dit en informatique : "toujours avoir un backup", je peux retomber sur mes pattes, retourner dans l'informatique. En revanche, quelle déception pour des étudiants fraîchement diplômés du BAC, ne sachant pas à quel saint se vouer, et ayant travaillé d'arrache-pied pour décrocher cette première année. Les doutes refont surface : que faire de ma vie ? Que vais-je devenir ? Moi, j'y suis allé paisiblement, la force tranquille.
Lorsque mes résultats du premier semestre sont tombés, cette esquisse m'a donné un aperçu de ma méthode de travail, de ma rigueur, de mon sérieux. Oui, j'ai bossé, mais pas assez, et je le reconnais. Distrait ? Oui, par la télé et Internet principalement. Difficile ? Aussi, ça fait longtemps que je n'étais pas allé caresser mes petites fesses sur ces doux bancs d'école, assis 4 heures durant à écouter, prendre des notes. J'avais perdu l'habitude. Les données et formules n'étaient pas fraîches non plus dans ma mémoire : Pythagore et Thalès n'étaient plus qu'un mauvais souvenir d'il y a déjà 8 ans. Mais il a fallu ressortir ces vieux démons. Et ça fait mal.
Mais je me suis accroché, je n'ai pas perdu espoir. J'étais mal classé, mais rien n'était encore joué. Continuer à apprendre, coûte que coûte, malgré la motivation en dents de scie. Et les mois se sont écoulés. Le temps filait à une vitesse folle, et c'était déjà le concours.
Alors quoi ? Que vais-je faire maintenant ? Eh bien, retenter. Je suis fou. Maso. C'est ce que je veux faire, j'en suis convaincu. Et rien ni personne ne m'arrêtera.

Je l'aurai un jour, je l'aurai.
A l'année prochaine !



Derniers commentaires